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Focus sur le métier de polisseur en Joaillerie

Publié le 02 Octobre 2014

Entretiens croisés avec Jérémie Benlarbi, Meilleur Ouvrier de France et Amélie, en formation pour devenir polisseur en Joaillerie

 

1.     Présentez-nous votre métier… 

Jérémie Benlarbi : Pour cela, il faut expliquer le cycle de fabrication d’un bijou : la conception et la réalisation du bijou sont assurées par le bijoutier, puis le sertisseur intervient pour enchâsser les pierres dans le métal. Le polisseur est le dernier maillon de la chaîne : il va éliminer tous les petits défauts de surface de la pièce et lui donner son brillant et son éclat final. C’est dans ses mains que la pièce va prendre vie.  

Amélie : La dimension manuelle est incontournable, car le polissage en joaillerie ne peut pas se faire à la machine : il est fait à la main, avec des outils et des techniques variés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2.     Quelles sont les qualités indispensables pour exercer ce métier ?

  J.B. : Une bonne vue ! Mais aussi de la patience, de la précision. L’anticipation des gestes, des étapes  à accomplir, car quand on travaille une pièce, on n’a pas le droit à l’erreur : il faut préserver le travail  déjà accompli par le bijoutier et le sertisseur.

  A . : Je rejoins Jérémie pour la patience. Je dirais aussi la créativité, l’inventivité, car pour atteindre un    résultat, on peut opter pour plusieurs techniques. On peut choisir la sienne et même l’inventer !

 

3.     Jérémie, pouvez-vous nous parler de votre parcours de polisseur ?

  J.B. : Je suis titulaire d’un CAP Art du Bijou, obtenu il y a 15 ans. J’ai ainsi acquis les bases de la bijouterie et après mon diplôme, j’ai intégré une  formation de polissage C’est ainsi que je me suis spécialisé dans le polissage et que j’ai passé mon      CAP de polisseur. Après mon diplôme, j’ai exercé pendant 8 ans jusqu’à devenir Responsable d’atelier polissage. C’est là que j’ai commencé à donner des conseils à mes collègues. Je me suis rendu compte que j’aimais transmettre mon savoir, mes  connaissances : c’est là qu’est né mon intérêt pour l’enseignement. Aujourd’hui, je suis formateur : je forme tous types de publics, des étudiants en formation initiale (DMA, BMA…) ou en alternance, des adultes en reconversion, mais aussi des  professionnels en vue de la reconnaissance de leurs compétences. En 2011, je suis devenu Meilleur ouvrier de France, par goût du challenge mais aussi par volonté d’atteindre le plus haut niveau dans ma discipline.

A . : Pour ma part, il s’agit d’une reconversion dans la joaillerie. C’est dans le cadre de mon premier stage que j’ai découvert le métier de polisseur. Je suis actuellement en train de passer mon CAP polisseur.

 

4.     Amélie,  qu’est-ce qui vous a attiré dans ce métier ?

A . : C’est le côté minutieux, le travail de précision qui m’ont plu, le fait de finaliser le bijou. Et c’est un métier qui connaît une forte demande, y compris dans les grandes maisons. C’est une bonne manière pour un jeune d’accéder rapidement à des bijoux d’exception, qu’on ne voit d’habitude que dans les expositions. Je le vois comme un accélérateur pour travailler sur les plus belles pièces.

 

5.     Quelles sont les évolutions possibles ?

J.B. : Nous manquons de polisseurs, c’est un métier qui recrute, dans lequel on peut vraiment gagner en responsabilités, évoluer. Mon parcours en est le meilleur exemple : pourquoi pas les autres ?

 

6.     Que pensez-vous de la création de CQP spécifiques au polissage ?

J.B. : Il existe 2 Certificats de qualification professionnelle (CQP) « opérateur » et « expert » qui permettent de se former au métier de polisseur ou de faire reconnaître ses compétences et d’évoluer.

Je crois que le CQP est une excellente réponse au besoin de formation actuel dans les entreprises. Il permet de reconnaître l’expérience acquise et de progresser au sein de son entreprise. 

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